A Buenos Aires a eu lieu la dernière rencontre des négociateurs de l’Union Européenne (UE) et du MERCOSUD pour la mise en place d’un accord de libre échange.

Le diplomate argentin Jorge Riaboi (ex président du Comité de l´Agriculture de l’OMC 95-98) affirme, dans un article publié dans un des journaux au tirage le plus important d’Argentine, le 22 août dernier, que si l´idée de s´associer avec l´Europe apparaît comme une bonne initiative, en réalité personne ne sait si l’UE est décidée à payer le coût politique d´ignorer ses forts lobbies agricoles pour signer une convention avec le MERCOSUD dans le domaine agricole en permettant l’accès au marché européen de produits sud-américain.

Plusieurs membres de l’UE, dont la France en particulier, parlent aujourd´hui de la crise pour justifier une politique protectionnistes dans ce secteur. La majorité des ministres d´Agriculture de l’UE considèrent que les subventions aux grains, à la viande et aux produits laitières doivent être maintenus.

Les exportateurs et les autorités du MERCOSUD ont cru à cet accord. Il s'avère que cela était une utopie. A l’évidence, il n’y a pas de volonté des membres de la UE pour conclure un tel accord.

L´accès au marché européen est un objectif important pour les pays du MERCOSUD, mais dans le cadre des négociations en cours, le diplomate M. Riaboi recommande que toute concession future du MERCOSUD soit conditionnée à la certitude d´obtenir une tangible contrepartie. Le problème semble être que, dans ces temps de crise, aucun pays européennes se montrent enclin à aller en ce sens.

SOURCE: CLARIN ECONOMIA, Dimanche 22-8-10, page 4